L’ordre de travail est l’unité de base de toute maintenance organisée. C’est lui qui répond aux questions essentielles : quoi faire, sur quel équipement, par qui, pour quand, avec quelles pièces — et ce qui a réellement été fait. Bien géré, il transforme une équipe qui « éteint des incendies » en une équipe qui pilote son activité. Ce guide détaille la gestion des ordres de travail de bout en bout.
Qu’est-ce qu’un ordre de travail ?
Un ordre de travail (OT, parfois appelé bon de travail) est une instruction formelle décrivant une intervention de maintenance à réaliser. Qu’elle soit réactive (réparer une panne) ou préventive (un entretien planifié), chaque intervention mérite son ordre de travail : c’est ce qui rend le travail traçable, mesurable et transmissible. Sans OT, l’information vit dans les têtes et les messages ; avec, elle vit dans un historique consultable.
Le cycle de vie d’un ordre de travail
Un OT passe par une suite d’états clairs. Dans Maint Vision, les statuts sont Ouvert → En cours → En attente → Terminé. Le passage en « En cours » puis en « Terminé » horodate automatiquement le début et la fin de l’intervention — vous obtenez la durée réelle sans double saisie. Ce cycle simple suffit à savoir, à tout moment, ce qui est à faire, ce qui avance et ce qui est bouclé.
Créer et assigner un ordre de travail
Un bon OT est précis sans être lourd. À la création, vous renseignez un titre et une description, une priorité (aucune, basse, moyenne, haute) et un type (réactif, préventif…). Vous le rattachez à un équipement et à une localisation, puis vous l’assignez à un technicien ou une équipe avec une échéance et une durée estimée. Vous pouvez enfin y attacher une procédure (la check-list à dérouler) et les pièces nécessaires. La personne assignée retrouve l’OT dans sa liste, sur le web comme sur mobile.
Exécuter sur le terrain
C’est là qu’une GMAO mobile change tout. Le technicien ouvre l’OT — ou scanne le QR code collé sur l’équipement pour l’atteindre directement — et passe le statut en « En cours ». Il déroule la procédure (cases à cocher, mesures, photos, signature), consomme les pièces utilisées et saisit le temps passé, le tout depuis son téléphone. Détail important sur les stocks : consommer une pièce sur un OT non terminé la réserve ; le stock physique n’est réellement décrémenté qu’à la clôture. Annuler la consommation restitue la pièce.
D’où viennent les ordres de travail
Tous les OT ne sont pas créés à la main. Trois sources alimentent votre file :
- Réactif : un problème survient, quelqu’un crée un OT.
- Préventif : un plan de maintenance préventive génère automatiquement l’OT à l’échéance calendaire ou au franchissement d’un seuil de compteur.
- Demande approuvée : une demande d’intervention validée par un responsable se convertit en OT en recopiant ses informations.
Cette automatisation évite les oublis et lisse la charge de l’équipe.
Suivre, mesurer, améliorer
Chaque OT tient un journal d’activité horodaté : chaque changement de statut, de priorité, d’assignation ou de date y est enregistré avec l’ancienne et la nouvelle valeur. Les pièces consommées et le temps saisi alimentent le coût de l’intervention. Agrégés, ces OT nourrissent vos indicateurs : taux de complétion, part de préventif, respect des échéances, backlog, temps moyen de réparation (MTTR) et coûts par équipement. C’est la matière première d’un pilotage factuel, sans tableur à tenir à la main.
En résumé
Bien gérer ses ordres de travail, c’est adopter un cycle de vie clair, créer des OT précis, les exécuter sur mobile au plus près du terrain, et laisser la préventive et les demandes alimenter la file automatiquement. Le reste — historique, coûts, indicateurs — se construit tout seul.
Pour aller plus loin, découvrez ce qu’est une GMAO ou explorez les fonctionnalités de Maint Vision.